La solitude de l’individualiste …

par hugues cote  -  15 Septembre 2011, 16:37

Toi le martien, le beau, le meilleur, le puissant

L'euphorie régnant

Tu es au mitan

Gonflé comme un titan

Tu traces ta vie festoyant

Sans sentir, Sans penser, Sans cœur, Sans voir

Tu crois ne rien devoir

Tu crois ne rien revoir

Tu crois être pouvoir

A chacun sa transe

A chacun sa chance

A chacun sa créance

A chacun sa sapience

Tu rançonnes

Tu papillonnes

Tu fanfaronnes

Tu désarçonnes

Bref, tu n’as rien d’un concitoyen

Pour toi l'autre n’est qu’un moyen

Tu es un ennuyeux comédien

Tu incarnes le complexe de Caïn

En vaurien tu ne te doutes de rien

Tu débordes de dédain

Quand soudain

L’intime est frappé au gourdin

La chute du haut des gradins

Le matérialisme devient anodin

Le malaise, les mandibules serrées

Le spleen, la gorge nouée,

Les yeux rougissent, l’espoir cloué

Le flot de larmes, l’ego terrassé

Parcourt les joues, Le mental est à genoux

vidé, tu cherches l'autre que jadis tu ignorais

Premier contact avec la vie, le sens, et le dedans

Trop de temps perdu, de personnes déçues, d’émotions vaincues

Tu constates le néant d’une existence sans sentiment

Le nombriliste que tu es bug comme une machine 

Bienvenue dans la solitude des nombres premiers

La solitude peut être un refuge, mais pas une source d’énergies

L’isolement est le poison du lien et fait de notre humanité une utopie

La musicalité de l’être ne trouve d’échos que s’il intègre celui-là qui va prêter l’oreille

Mon ami pardonne le tutoiement, c’est ma façon de te tendre la main et de te dire viens …

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